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Prohibée depuis 1915 et définitivement réhabilitée en mai, l'absinthe fait un retour en force dans les bars et restaurants branchés lyonnais.
 Cet alcool au goût d'interdit intrigue également appelé « fée verte » ou encore « bleue » séduit une clientèle urbaine à l'affût de sensations fortes. Symbole de la Belle Epoque et de la "France canaille", l’absinthe dont Emile Zola a décrit les ravages dans "L'Assommoir" avait été interdit en 1915, accusé de "rendre fou". Les producteurs se reconvertissent alors dans les anisés et Paul Ricard inventera le Pastis dont le succès égalera celui de l’absinthe.
Un goût d'interdit "Les gens ont encore ce préjugé dans la tête, ils ne sont pas toujours au courant que l'absinthe est redevenue légale", regrette un connaisseur, qui la trouve "subtile et raffinée, très agréable à boire allongée et bien fraîche. Elle a un petit côté mystérieux, magique et donne une sensation d'ivresse différente, légère, une espèce d'euphorie". Consommé en apéritif, digestif ou cocktail, voire en "shot", cet alcool qui, selon les références, titre entre 45 et 72 degrés attire désormais une clientèle "chic, légèrement décalée et voulant se différencier", analyse Jean Burdy, responsable régional des relations extérieures de Pernod. A Lyon, un jeune gérant de bar veut même ouvrir en fin d'année un établissement "avec une salle entièrement dédiée à la dégustation d'absinthe", dans une ambiance "fin 19e siècle". Mais le breuvage reste cher, limitant une consommation grand public nuancent les professionnels.
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