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Lyon : Ben nous fait la totale |
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| Écrit par Frédérique ROLAND | |||
| Mardi, 02 Mars 2010 00:00 | |||
Ben peaufine les derniers détails de la rétrospective que lui consacre le musée d’art contemporain de Lyon. Une première dans les annales du monde de l’art moderne.Pour la 1ère fois, toute l'œuvre va être présentée. Un joli challenge tant pour les organisateurs que pour l’artiste connu et reconnu par le grand public. Sa carrière prolifique, qu’il a entamée dans les années 60, se découvrira sur les trois étages du MAC. Le bonhomme se met à poil, décomplexé et ne cache rien. « Il y a des trucs que j’aime, d’autres moins. Mais j’ai décidé de jouer le jeu à fond » dit-il en souriant. Provocateur , il est est dans son lit pour les derniers coups d'oeil avant le grand jour Les moins de 20 ans ont tous à un moment ou un autre possédé une trousse, un agenda, un tee shirt avec une petite phrase de ce peintre atypique. Les plus âgés ont souri, réfléchi, été interpellés par les mots qu’il manie avec impertinence pour témoigner de sa vision du monde. Une chose est sûre, il ne laisse personne indifférent. Un peintre communiquantBen alias Benjamin Vautier débute en ouvrant une boutique à Nice. Il vend plutôt difficilement ses disques d’occasion. Jamais en panne d’idées, il transforme la devanture en accumulant des objets sur la devanture. Très vite, elle devient un lieu de rencontre et d’exposition. L’histoire est en marche. Les membres de l’école de Nice, comme César, Arman, Raysse… s’y retrouvent. Ben cherche à faire du nouveau en art. Il cherche, veut être différent, interpeller. Il trouve, se trouve. L’art sera pour lui un moyen efficace de changer la vie. Il écrit partout dans sa boutique, sur les murs de la ville, le jour, la nuit avec un pinceau et de la peinture blanche. Les phrases sont simples. « Je veux être lu et compris » explique t-il. Il devient un chroniqueur du temps, tour à tour drôle, caustique, dramatique, provocateur. Il abolit les frontières entre l’art et le quotidien. Pour Ben tout est art jusqu’à son urine qu’il présentera dans un verre en 1972. Contrairement à de nombreux confrères qui préfèrent que leur art reste à l’abri des murs des musées, Ben descend dans la rue et revendique haut et fort son coté populaire, accessible à tous. On voit ses œuvres partout dans les galeries, les musées mais aussi aux rayons fournitures dans les grandes surfaces, dans des boutiques de vêtements… Ben de haut en bas du MAC Il avait déjà son « bizart baz’art » au MAC depuis 2004, une petite maison où sont « entassés » 351 objets du panier à salade en passant par un chien en peluche… toute sorte de bidules selon lui où tout un chacun peut trouver un bout de son histoire. Jusqu’au 11 juillet , il investit les 3000 m² du musée avec 1000 œuvres et 50 ans de créations. Est-il vraiment sérieux lorsqu’il dit que c’est trop grand ? Au premier, les débuts et un large choix de pièces de la période Fluxus. Le deuxième et le troisième étage invitent à la découverte de la multiplicité de l’œuvre de Ben. Il y a de tout sur tout ,partout. Autour de l’expo, la « Benomania » va toucher les lyonnais. Cafés-débats, conférences, un colloque international sur l’œuvre de l’artiste, un labo pour les jeunes qui pourront s’essayer à l’art de Ben. Ce dernier reconnait d’ailleurs que la jeune génération l’inspire. Connaissant le bonhomme, on est sûr qu’il lui reste plein de choses à dire.Rétrospective BEN Strip-Tease intégral Jusqu’au 11 juillet Musée d’art contemporain 81 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon Mercredi au vendredi de 1O h à 19 h Samedi et dimanche de 1O h à 19 h http://www.mac-lyon.com
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Ben peaufine les derniers détails de la rétrospective que lui consacre le musée d’art contemporain de Lyon. Une première dans les annales du monde de l’art moderne.
Un peintre communiquant
panier à salade en passant par un chien en peluche… toute sorte de bidules selon lui où tout un chacun peut trouver un bout de son histoire. Jusqu’au 11 juillet , il investit les 3000 m² du musée avec 1000 œuvres et 50 ans de créations. Est-il vraiment sérieux lorsqu’il dit que c’est trop grand ? Au premier, les débuts et un large choix de pièces de la période Fluxus. Le deuxième et le troisième étage invitent à la découverte de la multiplicité de l’œuvre de Ben. Il y a de tout sur tout ,partout. Autour de l’expo, la « Benomania » va toucher les lyonnais. Cafés-débats, conférences, un colloque international sur l’œuvre de l’artiste, un labo pour les jeunes qui pourront s’essayer à l’art de Ben. Ce dernier reconnait d’ailleurs que la jeune génération l’inspire. Connaissant le bonhomme, on est sûr qu’il lui reste plein de choses à dire.