Vous Etes Ici :   Accueil People VIP Une lyonnaise chez les Maoris

Une lyonnaise chez les Maoris

PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Loïc SOLEYMIEUX   
Mercredi, 01 Juin 2011 15:37

Madeleine Le Jeune et Jessie Munro retracent dans leurs livres le parcours de Suzanne Aubert, missionaire lyonnaise qui part vivre en Nouvelle-Zélande, devenant une des grandes figures du pays.


Après The Story of Suzanne Aubert de Jessie Munro, élu livre de l'année 1997 en Nouvelle-Zélande, Madeline Le Jeune propose bien plus qu'une simple traduction dans ce livre sur Suzanne Aubert, une française chez les Maoris. L'idée est plutôt de réécrire l'histoire, l'adaptant aux connaissances des français : des explications plus longues pour certains passages et plus courtes pour les moments évocants la vie française de Suzanne Aubert. Une livre dans la lignée de l'auteur qui veut faire découvrir la Nouvelle-Zélande en France.

La biographie de Suzanne Aubert (1835-1926) retrace le parcours de cette religieuse depuis son départ de Lyon en 1860 jusqu'à sa mort. Elle a voué sa vie à accomplir la destinée que Dieu avait pour elle, revélée par le Curé d'Ars : être auprès des Maoris en Nouvelle-Zélande. Ce fût une vraie aventurière qui "aimait aimer". Peu connue par les lyonnais, elle est pourtant considérée comme une des mères fondatrices de la Nouvelle-Zélande, qui a eu le droit aux premières obsèques nationales du pays. 

Lyonnaise de coeur, Suzanne Aubert a fait ses études dans la chimie, avait la volonté de devenir infirmière, mais son strabisme l'en empêcha et la religion prit le dessus. En Nouvelle-Zélande, elle rencontre sœur Peata, qui lui apprit à connaître la langue et la culture maories et avec qui elle travaille pendant de longues années. Elle fût l'une des premières religieuses à voter dès 1893, dans une contexte confus où "les lois étaient en train de se faire".

Parmi ses oeuvres, elle a notamment fondé un orphelinat pour parents pauvres, fabriquer des élixir à base de plantes maoris, pris en charge un dispensaire et surtout beaucoup écrit. On a d'ailleurs conservé nombre de ses correspondances et recettes de cuisine. Elle a aussi conçu un manuel de conversation maori à l'usage des anglais. Elle fonda la Congrégation des filles de Notre-Dame de la Compassion, qu’elle ira défendre jusqu’à Rome pendant la première guerre mondiale avant de pouvoir retourner au pays. 

Aujourd'hui, elle est enterrée à Wellington et une demande de béatification a été faîte en son nom. Son oeuvre auprès des maories et des laissés pour compte néo-zélandais perdure jusqu'à nos jours.
 
 
Cardinal Philippe BARBARIN (qui a préfacé l'ouvrage), Madeleine Le Jeune (livre VF) et Jessie Munro (livre VO)

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Bannière
Bannière