Vous Etes Ici :   Accueil Partir Tourisme: faites une escapade en Camargue

Tourisme: faites une escapade en Camargue

PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Frédérique ROLAND   
Mercredi, 27 Mai 2009 08:50

jeunes filles de camargue   Il est temps de sortir le museau dehors, de se laisser bercer par le chant guilleret des merles, d’envisager une petite virée au bord de la mer, histoire de prendre goulûment une grande bouffée d’air iodé. Pourquoi ne pas découvrir ou redécouvrir la Camargue ?


Bercée par les deux bras du Rhône, les pieds dans la Méditerranée au sud, la Camargue site unique en Europe est comme l’écrivait Frédéric Mistral « un cadeau de la mer et du Rhône ». Territoire complexe et magnifique où le ciel rejoint l’eau, où l’homme a su utiliser le don généreux de la nature.
Cette immense plaine de 85 000 ha, dont l’origine se trouve dans les g i g a n t e s q u e s masses d’alluvions déposées par le fleuve, est mouvante et instable avec un écosystème fragile. Paradis pour l’avifaune aquatique, elle est un sanctuaire pour les oiseaux de passage. Aigrettes, hérons, canards, foulques… sans parler de l’emblématique flamant rose ont choisi d’y nicher partageant l’espace avec taureaux, chevaux et touristes.

 

 

 

 

 

Le règne de la nature
Étangs, rizières, salines constituent les atouts écologiques, économiques et touristiques de la Camargue.L’homme, une fois n’est pas coutume, a su gérer harmonieusement ses rapports avec la nature qu’il protège et valorise. Le regard se perd dans ces grandes étendues sauvages qui entourent l’Étang du Vacarès. Partout l’immensité aux couleurs changeantes, le ballet des phragmites frôlés par le vent. Les mas typiques abritant les exploitations agricoles, surgissent avec leur toit de roseaux posé sur des murs de pisé d’une blancheur immaculée. Les taureaux ne sont jamais loin. Les bioùs comme on les appelle ici donnent aux lieux des airs de Far West français. Les gardians, nos cow-boys frenchies, montent de jolis chevaux courageux et infatigables à la robe gris-blanc qui les aident à conduire les troupeaux de bêtes noires aux cornes en forme de lyre. Le long des petites routes, on aperçoit les rizières. La culture de cette céréale est introduite au XIX ème siècle pour assainir les sols saturés de sel. 200 exploitations produisent 75 000 tonnes de riz long et savoureux soit 98 % de la production française. Quant au sel, il est omniprésent. La topographie des lieux se prête depuis toujours à une bonne extraction. Les salins de Giraud se découvrent en petit train qui s’amuse à slalomer entre les montagnes blanches. La balade est instructive sur ce produit éminemment naturel qui fût longtemps un enjeu économique d’importance. Ornithologues ou simples amoureux de la nature, la Camargue vous offre un spectacle permanent. Avec ragondins, loutres et castors, les oiseaux règnent sur ce
domaine marécageux. 460 espèces différentes dont 160 migratrices animent le ciel tout au long de l’année.
Pour les observer sans les déranger, partez tôt le matin ou réservez votre fin d’après midi jusqu’au crépuscule.Optez pour des sites spécialement aménagés comme le sentier de la Capelière, le domaine de la Palissade, le parc ornithologique du pont de Gau.

Fêtes et traditions

Petites rues où l’on se protège du soleil le long des murs blancs ; une église, point culminant de la Camargue, aux allures de château fort prête à résister aux impies ; des boutiques aux milles parfums de la Provence ; vous êtes arrivés dans la capitale camarguaise : les Saintes Maries de la Mer.
Le plus emblématique des pèlerinages, celui des gitans ouvre les festivités qui rythment la vie de la cité. Tous les ans, le 24 mai, gitans de France et d’Europe viennent honorer leur sainte patronne Sara qui accompagnait Marie Jacobé et Marie Salomé chassées de Palestine après la mort du Christ. Par milliers, ils investissent la ville pendant 8 à 10 jours, retrouvent de la famille et expriment dans la ferveur leur foi. Le soir, les ruelles raisonnent des chants tziganes, femmes et jeunes filles dansent dans une atmosphère de kermesse.
course-de-taureau-camargueC’est un moment unique, irréel et coloré. L’autre temps fort de la saison est sans aucun doute la « Festo Vierginenco ». Créée par Frédéric Mistral en Arles en 1904, elle glorifie les jeunes filles qui portent le costume d’Arlésienne pour la 1ère fois. Cette fête perdure aux Saintes avec un défilé costumé, une course de taureaux, des jeux équestres, des danses provençales à la fin juillet… sans oublier la féria du cheval, celle du taureau, les célèbres courses camarguaises et l’abrivado où la population joue les gardians dans les rues de la ville pour emmener les taureaux jusqu’aux arènes. Difficile de rater une de ses réjouissances, aux Saintes Maries de la Mer, il y a toujours une bonne raison de faire la fête. C’est l’occasion de profiter des plaisirs de la table, ne boudez pas la barbouillade d’artichauts, la gardiane de taureau, l’anchoïade accompagnée d’une fougasse tiède, un canard aux figues. Si le temps a décidé de jouer les premières notes de l’été, pour retrouver vos esprits et la ligne, plongez une petite tête dans la grande bleue avant de reprendre le chemin du retour.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Bannière