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Page 1 sur 3 Le Caire reste une destination mythique, pleine de charme et de mystères. Il y a les pyramides mais aussi une vie fourmillante qui vous offrira des rencontres extraordinaires.Mais La "victorieuse" ne se laisse pas dompter facilement.
La première chose à savoir avec le Caire, c'est que rien ne sert de courir. Même si vous êtes du genre à calibrer votre journée selon un timing minuté, posez votre calepin, votre montre et laissez vous porter. Ne prenez pas peur si le taxi, en sortant de l'aéroport, met votre valise sur le toit de sa vieille peugeot. Sa maîtrise du véhicule et donc de vos effets personnels n'a d'égale que la propreté du siège. Si vous avez survécut à la course effrénée de votre chauffard et aux douze frayeurs qu'il vous a infligé, sourire aux lèvres, rien ne vaut l'arrivée au centre ville ( Midan Tahrir ), en plein après-midi. Les rues grouillent de monde. Et les routes, de voitures. Entre calèches, motos "triporteuses", taxis noirs et blancs ou encore 4x4 tous-terrains. La cohésion existe autant que le code de la route alors ne cherchez pas à comprendre. Ni à maîtriser.
 Pour les cours séjours je recommande de courir aux pyramides, pas uniquement parce que c'est cliché, mais parce qu'elles sont une très bonne école pour comprendre la mentalité égyptienne. Si vous voulez éviter qu'on ne vous arnaque sur le montant de la course, préférez un chauffeur de votre hôtel. Même si le trajet en taxi peut aussi avoir son charme. Arrivé sur place, faites attention à ne pas vous tromper de tickets : visite à la journée, ou visite du site excluant la visite des pyramides ? Un grand moment assurément : les couloirs des pyramides sont aussi étroits que des boyaux humains, et le guide... en sait quasiment autant que vous sur les tombeaux et hiéroglyphes. Pour qui souffre de claustrophobie, mieux vaut s'abstenir. Le soir venu, la fraîcheur aussi, rendez-vous à l'Horreya (liberté) près de la Falaqy square (à côté d'une échoppe florale). Un bar typiquement égyptien, l'un de ceux, où il vaut mieux éviter un passage aux toilettes. Mais pour déguster une Stella fraîche, quelques amuse-bouches des plus simplistes, et être enveloppé de la vivacité dialectale, rien de tel. Malgré l'insalubrité du lieu, l'Horreya attire toujours autant de monde, égyptiens et toutes nationalités confondus. Pour les adeptes de shopping, et de fripes, les femmes trouveront leur bonheur au "boulaq". Des Galeries Lafayette, made in Cairo. Des centaines de portiques alignés les uns derrière les autres, à même la rue, au niveau de Boulaq el Gedeed. Là-bas vous trouverez chaussures, t-shirts, jeans, burqas, niqabs, robes, débardeurs, pulls, sous-vêtements, sacs... Il y a de tout, et à des prix dérisoires. Ces vêtements ont bien sûr déjà été portés, et n'ont pas la prétention de suivre la mode. Mais en terme de choix et de diversité, les grands magasins n'ont qu'à se rhabiller. Vous trouverez de très bons pressings un peu partout en ville, qui vous remettront tout ça à neuf. Et puis, qu'y a t-il de plus drôle que de déambuler au milieu de ces milliers de vêtements aux couleurs vives, alors que, sur le trottoir d’en face, une chèvre immobile vous suit du regard, l’air désabusé ? Peut être à la limite, lorsqu'il s'agit d'un âne...

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