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Rhône-Alpes : le braqueur présumé du Casino d’Uriage libre !

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Écrit par Frédérique ROLAND   
Vendredi, 03 Septembre 2010 07:16

Contre toute attente, Monsif Ghabbour complice présumé dans l’attaque du Casino d’Uriage a été remis en liberté par le juge.

La stupéfaction et l’écœurement sont sans aucun doute les sentiments qui habitent les policiers de Grenoble. La décision de  remettre Monsif Ghabbour en liberté a été prise par un juge des libertés et de la détention (JLD) qui est allé à l'encontre des réquisitions du parquet qui avait requis son placement en détention provisoire. L’individu, âgé de 25 ans, multirécidiviste plusieurs fois condamné pour vol à main armée et tentatives d'homicide volontaires, avait été interpellé , mardi, près de Grenoble. Pendant sa garde à vue, il a nié les faits. Hier, bien qu’il ait été mis en examen, le JLD a choisi de le laisser en liberté sous contrôle judiciaire avec obligation de résider chez son frère.
Sur instruction du ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, le parquet a fait appel de cette décision  qui a déclenchée une série de réactions en particulier du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux qui dans un communiqué réaffirme que"Cette affaire démontre une nouvelle fois que certes, la protection de nos concitoyens doit passer par l'action déterminée et très professionnelle de la police et de la gendarmerie, mais impose aussi des décisions de justice mettant effectivement les délinquants hors d'état de nuire ». Synergie (second syndicat d'officiers de police) a parlé d'"acte de forfaiture". "Les policiers sont écoeurés", a déclaré à l'AFP Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat. Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO (premier syndicat des gardiens de la paix) a exprimé à l'AFP "le ras-le-bol" des policiers en se demandant s'ils "devaient encore prendre des risques pour interpeller les truands". "C'est inadmissible, intolérable et scandaleux", a déclaré enfin Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance (Second syndicat de gardiens de la paix) qui a accusé "certains magistrats" de se livrer "à une croisade anti-policière".

 

Rappelons que la fuite des malfaiteurs avait entrainé une course poursuite au terme de laquelle, après des échange de tirs avec la police, l'un des braqueur Karim Boudouda avait été tué. Des violences urbaines avaient alors embrasé le quartier de Villeneuve où les individus résidaient. Tirs à balles réelles sur les forces de l'ordre, voitures brûlées, magasins saccagés... C'est à la suite de ces incidents que Nicolas Sarkozy avait prononcé un discours dans lequel il avait prôné le renforcement de l'arsenal répressif contre les délinquants. Fin juillet, alors que le calme était revenu, des policiers étant intervenus lors du forfait avaient reçu des menaces de mort contraignant certains à changer de poste d'autres à prendre des vacances anticipées avec tout leur famille.

 

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